jeudi 28 juillet 2011

L'aide publique au développement par Olivier Charnoz et Jean-Michel Severino

L'ouvrage est sorti en 2007 et s'est imposé comme un incontournable pour comprendre l'APD. Comme toujours avec la collections Repères, le propos est concis (120 pages), pédagogique et efficace. Après une présentation des concepts et définition de base, le livre rentre aborde les faits: qui donne? combien? pourquoi? quels sont les pays bénéficiaires? On y apprend ainsi que les pays de l'OCDE continuent de représenter 97% de l'aide et que si les montants globaux ont diminué après la chute du mur de Berlin, ils repartent aujourd'hui de plus belle.

Les auteurs nous invitent ensuite à débattre: quelles stratégies sont mises à l'oeuvre? comment évaluer l'efficacité de l'aide? Le lecteur est ainsi amené à découvrir les fondements théoriques et économiques de l'aide, et les débats qui l'agitent.

Comme le résumait Alternatives Economiques au moment de la sortie du livre, pour quiconque s'intéresse à l'aide vers les pays du sud, "voici un livre auquel vous ne pouvez pas échapper". Les auteurs sont des références sur le sujet. Olivier Charnoz est un économiste et chercheur en science politique de référence. Quant à Jean-Michel Severino, il est tout bonnement directeur de l'Agence Française de développement.
Vous l'aurez compris, pour bronzer intelligemment cet été, emporter "L'aide publique au développement" à la plage.

jeudi 17 février 2011

Qui sont les plus gros émetteurs de dioxyde de carbone?

Qui émet quoi? Le graphique ci-dessous nous est proposé par le Guardian. Il s´agit en réalité d´une carte du monde, où la taille des pays est proportionnelle aux quantités de CO2 émises. La conclusion est sans surprise: l´Afrique est encore toute petite, les Etats-Unis et la Chine pesant les plus lourds. Le graphique montre également l´évolution des émissions de CO2 entre 2008 et 2009. L´Europe, l´Amérique du Nord, mais aussi l´Afrique sont en baisse, probablement plus en raison de la crise que d´une révolution écologique. L´Amérique latine et le Moyen-Orient sont en hausse, tandis que l´Asie et l´Océanie explosent avec plus 7,5% en un an.
Le PDF complet est téléchargeable ici.

mercredi 22 décembre 2010

Internet est-il mauvais pour l'environnement?

Internet a-t-il un impact positif ou négatif pour la planète? Alors que beaucoup ont mis en avant les possibilités offertes par Internet pour limiter nos émissions de CO2, les pollutions générées par le web et les produits informatiques sont de plus en plus visibles, jusqu'à faire émerger la thématique "Green IT". Les fameux data centers, serveurs qui servent à stocker "physiquement" les données présentes sur le web sont de gros consommateurs d'énergie, notamment car ils doivent être constamment climatisés.

Les graphiques ci-dessous offrent un panaroma intéressant et surprenant des impacts d'Internet sur l'environnement.


WordStream Internet Marketing

vendredi 10 décembre 2010

Micro-crédit en ligne: quel site choisir?

Hier à HEC, la conférence Digital 4 Change réunissait des invités aussi prestigieux que Muhammad Yunus, Martin Hirsch, Mitchell Baker de Mozilla... pour débattre sur les possibilités d'innovation sociale qu'apportent les nouvelles technologies. Et après avoir écouté l'interview de Matt Flannery, fondateur de Kiva, je me suis dit que moi aussi j'allai prêter en ligne à un inconnu au bout du monde.
Pour cela j'ai comparé 3 sites web, tous en français. Je vous avais déjà parlé du premier kivaenfrancais.org, du leader mondial Kiva. Le deuxième, Babyloan.org est français et a été créé en 2008. Le petit dernier, Microworld, a été lancé cette année par Planet Finance.

Navigation
Les 3 sites fonctionnent à peu près sur le même modèle: un moteur de recherche permet de filtrer les projets à financer selon divers critères (pays, types de projets, montant total du prêt). Sur chacun des sites, il faut créer un profil, on peut uploader une photo de profil histoire de renforcer la dimension communautaire du site. Une fois le projet et le montant choisi, on paie par Paypal ou carte bancaire.
J'ai trouvé la navigation sur chacun des sites relativement simple. Un petit bémol pour Kiva dont seule la page d'accueil et la présentation des projets a été traduite, dès que vous voulez vous inscrire et réaliser un prêt, il vous faudra parler anglais. Et puis franchement le site est moche, on dirait un blog amateur en 2004.
Rien à redire concernant Babyloan et Microworld, je donnerai juste ma préférence à Microworld pour l'élégance de la charte graphique.

Information et transparence
Mais comment ça marche au fait le peer-to-peer lending? Chaque site est assez clair sur les principes, un plus pour les vidéo pédagogiques de Kiva. Il y a aussi des informations détaillées sur l'institution de microfinance (IMF) partenaire. Babyloan permet de prêter à des microentrepreneurs en France grâce à un partenariat avec l'ADIE.
Quand on veut connaître les conditions, le coût, le risque assumé, ça se corse. Pour Kiva, il faut aller sur le site en anglais et trouver la rubrique un peu cachée en bas la page, ce qui est vraiment pas terrible, même si ensuite, les explications sont assez claires. Une FAQ est facilement accessible sur le site de Microworld. Enfin, mes félicitations vont à Babyloan qui tout au long du processus de prêt donne des informations extrêmement claires sur les conditions pour le prêteur.

Risque et coût
Comment chaque site couvre-t-il ses coûts? Et quel est le risque pour le prêteur?
Sur Kiva, le prêteur est invité à faire un don, mais il peut refuser. En revanche, le prêteur assume tous les risques liés au prêt: risque de défaillance de l'emprunteur, de l'IMF partenaire ou risque de change. Chaque prêt est donc accompagné par un profil de risque. Le site affiche certes un taux de remboursement supérieur à 98% mais les plus frileux peuvent être découragés.
Babyloan vous demandra une participation de 2€ minimum par prêt, et pour ce qui est du risque de non remboursement, il est assumé par l'IMF partenaire. Pour Microworld également, le risque de défaillance est couvert par l'IMF partenaire, celle-ci étant elle-même notée. Et emprunter ne coûte rien au prêteur puisque Microworld fait payer une contribution aux IMF partemaires.

Au moment de choisir, je me tourne plus volontiers vers Microworld, simple d'utilisation et sans coût pour le prêteur. Le nombre de projets à financer est encore très limité mais le site affiche de belles ambitions au niveau européen.
Et si le coeur vous en dit, filez un coup de pouce à Celia au Pérou, il ne lui manque plus que 100€ pour s'acheter une vache.


mercredi 1 décembre 2010

Cancun, vous avez dit Cancun?

Décembre 2009, le monde entier retenait son souffle. Les dirigeants du monde entier se réunissait à Copenhague pour négocier une politique globale sur le changement climatique. Les ONG avaient fait monter la pression des mois durants, journalistes, lobbyistes, scientifiques : tout le monde était présent à Copenhague. La montagne a accouché d'une souris et la déception fut immense pour de nombreux militants ou simples citoyens.
Un an plus tard à Cancun, la ferveur n'est pas revenue. Cette année les ONGs se sont bien garder de relancer la mobilisation de l'année dernière, car il est très probable qu'elles échouent cette année encore à faire passer des mesures ambitieuses. Le congrès américain vient de changer de camp et la Chine ne semble toujours pas disposée à s'engager vers un accord multilatéral.
Message in a Bottle: Save Lives at Cancun
L'enjeu de ce sommet reste pourtant crucial: quelles suites donner au protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012? Un des enseignements de Copenhague est qu'il est presque impossible d'aboutir à une solution globale, ni même à de forts engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Malgré l'urgence d'agir face au changement climatique, il semble plus judicieux d'avancer par petits pas et de traiter les sujets séparément: financement, transfert de technologie, lutte contre la déforestation, adaptation des populations vulnérables... Plutôt que se battre pour que les Etats annoncent des objectifs de réduction (qui ne seront pas forcément suivis d'effets), il serait bien plus positif d'obtenir un calendrier sur des actions concrètes engageant les participants.

Credit photo, Oxfam sur Flickr, licence Creative Commons

mardi 9 novembre 2010

ONGs recherchent profils diplômés et expérimentés

En 2010 on ne part plus en "huma" la fleur au fusil, avec sa ferveur pour seul bagage. Si la passion est toujours là, il suffit de lire une offre d'emploi publiée par une ONG pour se rendre compte que c'est loin d'être suffisant. Les masters en "coopération", "développement" ou "action humanitaire" fleurissent. Diplômes supérieurs et expérience sont désormais un prérequis que ce soit pour un poste au siège ou sur le terrain.

Après - Arrivée de l’aide humanitaire française à l’aéroport de Port-au-Prince

Il faut dire que hormis certains postes très recherchés (notamment les profils médicaux), les ONGs ne manquent pas de candidats. Des profils bardés de diplômes se présentent pour des postes de volontaires, rémunérés entre 800 et 1000€ par mois et une protection sociale médiocre (pas de cotisations chômages le plus souvent). 
Cette évolution va de pair avec une professionnalisation croissante des acteurs de l'humanitaire. Des bailleurs de fonds de plus en plus exigeants et la mise en place de programmes complexes ont créé le besoin de personnel de plus en plus qualifié. L'amateurisme persiste encore dans certaines structures obscures (cf scandale de l'arche de Noé) mais dans la plupart des ONGs, il est surprenant de constater à quel point le langage corporate s'est imposé. Pas un gage de sérieux mais un signe visible d'une volonté de gagner en efficacité et crédibilité. Les grands bailleurs de fonds (Union Européenne et USAID en tête) ont aujourd'hui des critères d'audit et d'évaluation qui ne laissent plus de place à l'amateurisme.

Pour aller plus loin:

lundi 8 novembre 2010

Entrepreneurs sociaux en herbe, présentez vos business plans

La GSVC est une compétition internationale de Business Plans réservée à des projets d’entreprises alliant viabilité économique et impact social. Elle permet aux participants de rencontrer des investisseurs intéressés par les projets d’entrepreneuriat social, d’être coachés par des professionnels du secteur et, pour les vainqueurs, de remporter un prix compris entre 5 000 et 25 000 $.

Ce concours a été initié par l'université de Berkeley en Californie et est relayée pour les pays francophones par l'ESSEC via son incubateur social Antropia. Les projets présentés doivent allier viabilité économique et impact social et/ou environnemental. 

Les business plans doivent être envoyés le 10 décembre 2010 au plus tard.
Infos et inscriptions en ligne: ici.
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